Sylvain Corentin en résidence de sculpture

publié le 04 Août 2020

Jusqu’au 15 août, le Musée des Arts Buissonniers invite Sylvain Corentin pour une résidence et une exposition initialement prévues au printemps 2020, mais décalées en raison de la crise sanitaire du Covid-19. La résidence a lieu en août et l’exposition à l’automne. Une exposition comme une exploration de toutes les dimensions du travail de l’artiste et de ses anarchitectures. Sylvain Corentin mènera en parallèle une résidence de sculpture de pierre à Saint-Sever du Moustier, et un travail d’accompagnement résidence avec les résidents du Centre de santé mentale de Millau.

Sylvain Corentin se prête à l’exercice de la résidence de sculpture à Saint-Sever du Moustier jusqu’au 15 août. L’artiste connu pour ses « anarchitectures » blanches, aériennes et poétiques de bois flotté, créées à partir d’accumulation et superposition, va donc devoir travailler la pierre sur le principe du  » sans filet » dans la matière, sans essai. On retrouve sur la pierre quelques uns des traits de son oeuvre, la présence végétale comme animale, la poésie, la légèreté.  Depuis 2010, chaque année, le Musée des Arts Buissonniers accueille un sculpteur, qui investit la place du village non sans bruit et poussière pour sculpter son bloc de pierre de pays (du grès rouge), face à l’église et sous l’œil encourageant des habitants.
Ce travail en public fait l’objet de visites pédagogiques et de moments de rencontres avec les visiteurs du Musée et les habitants du village. À la fin de la résidence, la pièce est inaugurée en public. Elle restera un an sur la place.
L’année suivante, la sculpture rejoint le Jardin des Sculptures, écrin de verdure déjà habité par les personnages de pierre de Joseph Kurhajec, Jean Yves Gosti, Pierre Amourette, Rosy Caldier, Zéfrino, Pierre-Joseph Kurhajec, 100TAUR, Joël Thépault, Anaïs Eychenne.

 

 

 

L’exposition – Automne

Sylvain Corentin nous invite dans son monde merveilleux, fait de tours aux allures précaires et d’une grande élégance. Né en 1962 à Montpellier, l’artiste fait de ses buildings poétiques des refuges, des cabanes pour son monde intérieur. Il les fabrique à partir de morceaux de bois, de corbeilles d’osier, de divers matériaux glanés et métamorphosés jusqu’à disparaître dans la structure. Ces villages de grâce et d’équilibre témoignent de la curiosité et de la fascination de l’artiste pour la matière, la couleur, les formes offertes par la nature.

Ces « anarchitectures » évoquant les habitats des premiers âges ou ceux d’un futur imaginé, sont faussement blanches : sur elles s’écrivent des histoires, des cartographies et des chemins vers des territoires utopiques. L »exposition est l’occasion de présenter les sculptures deux dimensions et les dessins de l’artiste

Les oeuvres de Sylvain Corentin ont été présentées au Folk Art Museum de New York ou encore à l’Outsider Art Fair de Paris et New York